La Folie : du sanctuaire religieux au haras contemporain
L’histoire de ce lieu remonte à l’Antiquité. A l’époque lointaine des druides, la plaine servait de sanctuaire aux habitants. Aujourd’hui, le terrain situé près du Camp de César et près d’un ensemble de mégalithes est souvent étudié lors de fouilles archéologiques. Le domaine de la Folie qu’a connu Françoise d’Aubigné se divise de nos jours en deux entités : un golf et un haras.

 

D’anciens titres appellent le domaine Locutus Stullitiae, soit littéralement lieu de la folie ou de la sottise. La Société généalogique d’Eure-et-Loir émet l’hypothèse que ce nom pourrait être dû aux prêtres chrétiens. Ces derniers auraient donné ce nom afin de discréditer l’ancien culte exercé sur le domaine.

 

Le système féodal du Moyen-Age permit un nouveau développement du domaine et de la ferme. Un manoir agrémenté de tourelles gothiques fut construit sur ces terres. Il existe encore aujourd’hui.
En 1687, Louis XIV acquit le lieu de La Folie, ainsi que d’autres terres, pour la somme de 330 000 livres. En 1698, Madame de Maintenon donna le domaine de La Folie tout comme le reste du domaine de Maintenon en dot à sa nièce, Françoise Amable d’Aubigné, lors de son mariage avec Adrien de Noailles. Elle en conserva néanmoins l’usufruit jusqu’à sa mort en 1719.

 

 

Les ducs de Noailles profitèrent, notamment au XVIIIe siècle, du parc du château et du domaine de la Folie pour pratiquer la chasse à courre, sport favori des aristocrates.
Le seigneur du domaine de Maintenon avait la responsabilité de l’entretien des moulins et des ponts. Le moulin de Changé étant devenu inutilisable, Paul, 6eme Duc de Noailles, obtint l’autorisation du roi Louis- Philippe en 1836 de construire à la Folie un nouveau moulin sur les bords de l’Eure. Brûlé lors de la Grande guerre, le moulin servit de réserves de munitions sous l’Occupation et fut bombardé. Il fut définitivement détruit au début des années 1990.

Ce lieu accueille aujourd’hui le Haras de La Folie, une écurie de propriétaire fondé en 1970 par la famille Thirouin et reconnue par les cavaliers professionnels de saut d’obstacles.