La ferme au colombier de Néron : de la colombiculture à l’agriculture biologique.
La ferme au colombier de Néron est une ancienne ferme seigneuriale. Son histoire remonte au Moyen-Age, aux XIIe- XIIIe siècles, et elle tient son nom du colombier construit sur la propriété. Dans les années 1970 la ferme est transformée en ferme d’agriculture biologique et, en 1977, elle est inscrite aux Monuments historiques.

 

 

La ferme est issue des anciens communs d’un prieuré, dépendant de la Sainte-Trinité de Tiron dont il subsiste aujourd’hui l’église de Saint-Léger, attenante à la ferme. Ce seul bâtiment montre le rayonnement qu’elle avait à cette époque.
La présence d’un colombier à Néron témoignait de l’importance du seigneur sur ses terres. Il est subsisté jusqu’à nos jours mais les boulins ont été bouchés.

 

Le droit de posséder un colombier était un privilège qui fut aboli lors de la Révolution française.
Le domaine évolua architecturalement entre le Moyen-Age et 1876, date de la construction de la dernière grange. La ferme fut fortifiée au XVIIe siècle.
Madame de Maintenon acquit ce domaine seigneurial en 1687 en même temps que plusieurs autres terres. L’acquisition de la ferme au colombier permit à la marquise d’agrandir son influence territoriale car le domaine se situe à plusieurs kilomètres du château. Elle fit partie de la dot de la nièce de Madame de Maintenon lors de son mariage avec le duc de Noailles en 1698. La famille de Noailles conserva la ferme jusqu’à la fin du XIXe siècle.
La ferme changea à nouveau de propriétaire en 1935 avant d’être acquise dans les années 1960 par les propriétaires actuels. Ils la transformèrent en une ferme d’agriculture biologique à la fin des années 1970. Ils entreprirent également des travaux de restauration et inscrivent la propriété aux Monuments historiques en 1977.